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2e journée d’étude CIEL – Repenser l’acquisition des compétences informationnelles en direction des « digital na(t)ives »

Date/heure
08/11/2019
9 h 00 - 18 h 00

Emplacement
IUT Bordeaux Montaigne

Catégories


Marlène Dulaurans et Hélène Marie-Montagnac, pilotes du projet CIEL, Compétences Informationnelles des Etudiant.e.s en Licence, présentent leur seconde journée d’étude.

Repenser l’acquisition des compétences informationnelles en direction des « digital na(t)ives » : définitions, innovation pédagogique, écologie de l’attention et accès à l’environnement numérique

Télécharger le programme de la journée

Journée d’études en accès libre et gratuit
sur inscription à : projetciel@netcourrier.com

Les évolutions liées au développement du numérique (Doueihi, 2008 ; Rieffel, 2014) ont profondément bouleversé l’enseignement supérieur et ses modes de communication. L’université relève aujourd’hui de nouveaux défis, qu’il s’agisse de ses modalités d’apprentissage (Calliez, 2017 ; Devauchelle, 2012 ; Serres, 2012), d’enseignement ( (Davidenkoff, 2014 ; Collin et al., 2018) ou encore de l’accès aux ressources informationnelles (Pédauque, 2003 ; Liquète, 2014). En effet, au travers de ses missions d’enseignement et de recherche, elle figure parmi les institutions contraintes à l’innovation (Jacquinot, Fichez, 2008) tant sur le plan organisationnel que technologique (Akrich et al., 2006) et pédagogique (Tricot, 2017). Plusieurs décisions politiques, notamment la loi du 22 juillet 2013, encouragent les universités à mieux accompagner leurs étudiants dans la préparation de leur insertion professionnelle. Ces décisions tendent également à donner une place prédominante à l’apprentissage des connaissances et des méthodologies de recherche supplémentaires en matière de savoir-être et de savoir-faire (Dulaurans et al., 2016). Néanmoins, l’un des obstacles à cette réussite se traduit par le décrochage universitaire et la difficulté des primo-arrivants à acquérir les compétences propres au «  (Coulon, 1997 ; Cordier, 2018), à l’instar de la capacité à faire face à la profusion d’information, à la multiplicité des sources ou encore à la diversité des canaux actuels.

Ainsi, si notre population de référence, les étudiants, est aujourd’hui couramment désignée par les expressions « » (Stenger, 2015), « génération Y » (Rollot, 2012 ; Levain, 2012) ou encore « Petite poucette » (Serres, 2012), il apparaît que rassembler ainsi cette classe d’âge sous un vocable unique (qui fait florès dans la littérature médiatique) demande à être discuté (Thomas, 2011). Ainsi que le constatent Sylvie Octobre (Octobre, 2014) ou Anne Cordier (Cordier, 2015) dans leurs enquêtes respectives, les adolescents et jeunes adultes d’aujourd’hui constituent une population disparate au sein de laquelle existent de profonds clivages, en termes d’usages et de connaissances relatives à leur environnement, tant informationnel que numérique. Ces travaux soulignent également que les 15-25 ans, s’ils ne sont pas dénués de compétences certaines sur le plan numérique, expriment également de profonds besoins en matière de recherche, d’analyse et de traitement de l’information (Aillerie, 2012 ; Durpaire et al., 2009 ; Le Crosnier, 2013). Ceci est notamment mis en lien avec le sentiment d’infobésité que génèrent la recherche et la gestion d’informations, souvent considérées comme particulièrement difficiles, voire anxiogènes, par une partie des étudiants dans le cadre de leur travail universitaire (Lietart, 2015).

Lors de ces journées d’étude, nous souhaitons approfondir les questionnements au cœur du projet CIEL (Compétences Informationnelles des Etudiant.e.s en Licence) en invitant les collègues travaillant sur ces thématiques à partager leurs réflexions autour des axes suivants.

Quatre axes principaux seront développés au court de la journée :

  • Axe 1 : Précisions terminologiques autour des compétences informationnelles
  • Axe 2 : L’information dans l’environnement numérique
  • Axe 3 : Innovation pédagogique, universitaire et organisationnelle
  • Axe 4 : digital na(t)ives et écologie de l’attention

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