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Revue Psychanalyse & Management n°9 – Métamorphose(s) du management et de l’information et de la communication au sein des organisations et des réseaux – Regards croisés et éclairages par les apports de la psychanalyse

Date/heure
14/02/2020

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Métamorphose(s) du management et de l’information et de la communication au sein des organisations et des réseaux

Regards croisés et éclairages par les apports de la psychanalyse

Coordonné par : Daniel Bonnet et Annick Schott


  • Prix indicatif : 26€
  • Parution : février 2020
  • Nombre de pages :
  • Éditeur : Institut Psychanalyse & Management
  • ISBN : 978-2-9547820-8-9
  • La métamorphose en trompe l’œil !

    Ce n° 9 de la revue Psychanalyse & Management réunit des textes sélectionnés sur le thème de la métamorphose du management de l’information et de la communication. Les transformations traversent tous les domaines de la vie humaine, économique, sociale, culturelle.... La métamorphose, en son trompe l’œil, évoque cependant une mise en abyme de la réalité humaine. Avec le développement des Technologies de l’Information et de la Communication, chacun y trouve sa place et s’y représente. D’aucuns n’y voient une critique s’ils ne sont rien moins qu’intelligents. Chacun « danse dans la ronde » (Kudera, 1979). Mais alors, puisque l’homme est intelligent, pourquoi si peu osent la critique et que tous se laissent manipulés et se laissent aller à l’oubli de ce qu’ils auraient pu faire ? Kudera (1984) expliquera plus tard, dans L’insoutenable Légèreté de l’Être que ce qu’il a appelé le kitsch - à savoir l’insoutenable rejet de sa responsabilité - est la négation de la merde », conduisant rien moins qu’à donner son assentiment aux idéologies, à les épouser, à les façonner. Dans la métamorphose mise en abyme, ce qui s’y réfléchit est lui-même rejeté. Ce serait toujours un progrès… c’est vrai… mais un progrès en trompe l’œil aussi… Certes, il n’est jamais trop tard pour la critique, mais « le dit progrès » est généralement irréversible. Quand le mal est fait, les coûts sociaux et les coûts cachés sont phénoménaux et irréversibles aussi. Au-delà du sujet rien moins que stupide, il est aussi promis une métamorphose de celui-ci qu’il devra envisager pour vivre et survivre dans ce monde. La route est grande ouverte pour la civilisation transhumaniste, qui fait aussi le lit des idéologies effondristes. Le piège de la mise en abyme se referme, car la peur n’y fera pas non plus.

    Plus la communication se développe par les moyens du développement numérique, plus il apparaît un manque de clarté. Pour le management, la doxa y compris scientifique dans cette discipline, plaidait pour la mise en réserve de l’émotionnel. Dans l’impasse, le management souligne désormais que les émotions sont le chaînon manquant dans le bon fonctionnement des organisations et qu’il faudrait qu’elles s’expriment. Mais, cette expression sera prescrite selon ce qu’en disent les auteurs des articles présentés dans ce numéro de la revue Psychanalyse & Management et rien moins que, car il n’y aurait pas la place pour la liberté du sujet. Encore raté… Qu’y a-t-il de si puissant à contourner qu’il ne s’agirait d’empêcher ?

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