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Journée d’étude : Le portrait photographique
Laura Henno-il deserto rosso-2009

Date/heure
16/10/2015
9 h 00 - 16 h 30

Emplacement
Cap sciences - Centre de culture scientifique

Catégories


Le portrait photographique et la « boîte noire » de la présence

Approches sémiotiques

vendredi 16 octobre 2015 – 9h00 à 16h30 – Cap sciences, Bordeaux
Tram B, arrêt « Bassins à flots »


La journée d’étude propose d’ouvrir la « boîte noire » de la présence photographique en suivant les aventures particulières des portraits sous leurs différents statuts et modes de diffusion.

Les études du portrait n’ont cessé d’invoquer la notion de présence en se référant invariablement à Alberti qui lui-même cite déjà Pline l’Ancien : « La peinture a en elle une force tout à fait divine qui lui permet non seulement de rendre présents, comme on dit de l’amitié, ceux qui sont absents, mais aussi de montrer après plusieurs siècles les morts aux vivants ». Si cet effet de présence obtient le plus large consensus, il n’a guère été rapporté au support du portrait pour distinguer la photographie de la peinture, par exemple. La précision est pourtant essentielle car elle met en évidence la particularité de la présence photographique qui, confirmant sa vocation d’empreinte, réalise une co-présence susceptible de modifier l’apparence (Arendt) du sujet sous la pression d’un autre. Cette « épreuve de force » de la photographie témoigne de son lien particulier avec le corps propre (Basso Fossali et Dondero 2011).
Cette spécificité du médium photographique doit être rapportée à différents statuts qui situent le portrait dans le champ du journalisme, de l’art, de la mode et de la communication politique, notamment. Chacun de ces statuts reconfigure la présence et la « fabrique de soi » (Wrona 2013) en redéfinissant le mouvement de l’idem et de l’ipse (Ricoeur 1996). Il recompose l’apparence en suivant les exigences de l’individuation, de la socialisation et de la communication avec l’autre et avec soi (Deleuze 1983). Ces variations de la présence photographique peuvent en outre être rapportées à une diffusion sur l’internet qui modifie le destin des images. Les sites de rencontre transforment la construction identitaire en un jeu de simulation/dissimulation de soi qui soumet l’apparence à un conditionnement épistémique, par exemple.

Programme de la journée d’étude

  • 9h45- 10h, introduction : Anne Beyart-Geslin (Université Bordeaux Montaigne, MICA)
  • 10h-10h45 : Maria Giulia Dondero (F.R.S.-FNRS, Université de Liège), Le portrait et la présence (soustraite, parcellisée, divisée)

Déjeuner

  • 11h30-12h15 : Maria Caterina Manes Gallo (Université Bordeaux Montaigne, TELEM), Sur l’actualité de quelques portraits photographiques de Oscar Wilde : le geste et le regard
  • 14h-14h45 : Martine Versel (Université Bordeaux Montaigne, MICA), Un nouveau regard sur la photo de mode
  • 14h45-15h30 : Juan Alonso (Université Paris Descartes), Charisme et image : figures d’autorité
  • 15h30-16h15 : Pierluigi Basso (Université Lumière Lyon 2 / Laboratoire ICAR, ENS de Lyon), Infinitisation du portrait : visions synoptiques et monitorage de l’apparaître
  • 16h15-16h30 : Conclusions

Contact : Anne Geslin Beyaert

Bibliographies et résumés


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