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N°19 - Actualité de la recherche en communication - jeunes chercheurs

Revue N°19 - 1er semestre 2001

Actualité de la recherche en communication - jeunes chercheurs

(Dossier coordonné par : Françoise Bernard.)

 

DOSSIER


C'est fou ce que le changement de millénaire peut stimuler les responsables. Tous les responsables. Je veux dire les responsables de tout, je n'ai pas dit " de tout et n'importe quoi ", les responsables. Le mot repentance a été employé à tour de bras comme s'il fallait d'urgence apurer ses comptes et se refaire une virginité pour entrer dans une ère nouvelle. Nous y sommes et, foin de repentance, on recommence à massacrer et à spolier. Les responsables de revues, je n'ai pas dit les meneurs de revue, les responsables de revues scientifiques ont presque tous pensé que le moment était venu de faire le point de la recherche dans la discipline concernée. Pas par souci de repentance. Veuillez ne pas mêler les deux paragraphes. Mais, quand même, comme si on allait entrer dans une ère nouvelle. Les revues de sciences de l'information et de la communication n'ont pas échappé à cet effet d'entraînement. C'est le cas de la nôtre qui vous propose une actualité de la recherche en communication des organisations mais en privilégiant les jeunes chercheurs. Nous avons toujours dit que Communication & Organisation était un lieu d'accueil et de publication pour les jeunes chercheurs et nous sommes heureux d'en faire la démonstration avec le dossier qu'a coordonné Françoise Bernard, professeur à l'Université d'Avignon. Au moment où vous est livré ce numéro, nous mettons la dernière main au numéro 20. Il n'y a là rien de bien extraordinaire puisque celui que vous avez en mains est le 19. Je voulais seulement souligner combien nous sommes heureux, et fiers avouons le, de célébrer le dixième anniversaire de notre revue que ce vingtième numéro sanctionnera. Rendez-vous en décembre !

En 1996, la revue consacrait le Dossier de son numéro 10 à la recherche en communication. Cinq ans après, il est apparu pertinent de donner la parole aux jeunes chercheurs afin de tracer un des possibles paysages de la recherche en communication des organisations dans sa diversité, ses évolutions et ses permanences. Bien évidemment ce dossier n'a aucune prétention à l'exhaustivité, cela va de soi, ni même à une représentativité qui serait organisée sur un mode rigoureux. Il témoigne, plus modestement, de parcours de recherche de chercheurs qui sont tous titulaires d'un doctorat en SIC, soutenu récemment et souvent dans l'année qui a précédé (Durampart, Fourquet, Lépine) et qui poursuivent leurs travaux dans le cadre d'équipes reconnues. Du point de vue d'une sociologie de la recherche, nous notons que les femmes continuent d'être bien représentées : quatre auteurs sur sept, ce qui était déjà le cas en 1996. Effets de sélection ou de jeu statistique représentatif de la communauté scientifique en SIC, nous donnons une préférence à la deuxième interprétation. En ce qui concerne le contenu scientifique, les textes publiés sont marqués par une diversité thématique qui pourrait cependant être présentée dans le cadre de l'analyse d'une dialectique des enjeux, formes et effets d'une matérialité et d'une immatérialité de la communication des organisations. Si les Technologies de l'Information et de la Communication représentent des objets de recherche légitimes et fortement légitimés notamment à partir de demandes sociales, institutionnelles et managériales, d'autres objets retiennent l'attention des jeunes chercheurs. Ce constat est réconfortant et mérite d'être souligné afin de montrer, si cela était encore nécessaire, que la communication des organisations n'est pas victime de phénomènes de mode et ne cherche pas à s'inscrire systématiquement dans des courants dominants. Les questions méthodologiques sont présentes mais non traitées séparément. C'est principalement dans le cadre des études empiriques, qui relèvent parfois d'une démarche expérimentale dans l'acception des sciences humaines et sociales et plus précisément de la psychologie sociale expérimentale (Fourquet, Courbet), que sont abordées ces questions de méthodologie. On peut voir dans une telle évolution, un pas vers une forme de maturité de la recherche en communication des organisations. Ce qui frappe, c'est aussi une définition de la posture du chercheur qui serait pris et repris dans et par la réalité sociale qu'il induit partiellement par sa démarche auprès des acteurs de l'organisation qu'il observe. Est mise en place une boucle d'induction et contre induction qui renvoie également et par ailleurs à un des thèmes de réflexion qui a été développé par la revue (cf. n° 12, 1997). Le chercheur qui induit dans le cadre d'un projet et d'une pratique de recherche est à son tour " contre induit " par la communauté professionnelle qui l'accueille (cf. notamment Durampart). La démarche du chercheur devient, pour un temps, un vécu collectif et organisationnel qui influence inévitablement les acteurs de l'organisation, le chercheur, le processus et les résultats de la recherche. Michel Durampart plaide, à sa façon, pour la reconnaissance d'un " chercheur collectif " qui émerge du processus même de la recherche empirique. En ce qui concerne les objets de recherche, bien évidemment, les objets de la communication " numérique ", technologique - les TIC - sont présents (Durampart ; Lépine). Valérie Lépine présente les résultats de trois études empiriques dont l'enjeu est notamment de repérer les écarts entre logiques de prescription d'une offre technologique et managériale, le groupware, et logiques d'" appropriation " d'acteurs individuels et collectifs dans des formes de travail renouvelées ou non. Michel Durampart présente une réflexion autour des pratiques de médiation technologique pour les organisations du secteur social qui est nourrie de propositions pour une théorie de la médiation. Celle-ci s'inscrit dans la perspective d'une régulation sociale et organisationnelle issue d'un processus de confrontation impliquant acteurs et dispositif technique. Une telle perspective constitue une troisième voie entre celle de l'induction par l'offre technologique et celle de l'autonomie relative des usages. Les deux chercheurs montrent comment les questions du lien et du sens sont revisitées, reformulées et réactualisées à travers les enjeux et pratiques de la communication technologique. Leurs travaux pourraient également s'inscrire comme autant de contributions communicationnelles, pertinentes et critiques vis-à-vis du courant émergent du " knowledge management ", dans les deux phases de développement de ce courant, celle d'une " gestion des données performantes " (Lépine), celle " de l'organisation et du partage du savoir tacite " (Durampart), (cf. Saussois, 2001, 37) . On notera également que les travaux de Michel Durampart font état d'une reconstruction de nouvelles formes de " communication ordinaire " par les acteurs à l'occasion de la mobilisation des TIC dans les organisations. Un tel résultat bouscule des théories plus générales qui établissent le constat d'un délitement des structures de médiation traditionnelles dans les organisations qui serait provoqué par la généralisation des TIC. Plus simplement encore, Michel Durampart montre que la médiation technologique est aussi et encore une médiation humaine. Valérie Lépine, quant à elle, montre que la performance des groupware est en quelque sorte surdéterminée par des variables qui renvoient aux questions du lien et de la culture dans les équipes et que le cadrage induit par l'offre technologique et managériale peut n'avoir d'effets que sur la rhétorique, notamment la rhétorique de la coopération, ou au contraire peut influencer des pratiques soit dans le sens d'un contrôle social accru soit dans le sens d'une contribution technologique à un projet collectif, moins partagé que convergent (dans l'acception néo-classique d'une pression de l'intérêt convergent des agents économiques à un moment donné). Dans leurs travaux, les deux chercheurs montrent que la matérialité technologique produit et provoque aussi des effets immatériels imprévus et imprévisibles, pour lesquels Valérie Lépine présente une proposition de catégorisation (collaboration, coordination, coopération) ; ils montrent tout autant que les effets d'immatérialité induisent, à leur tour au moins partiellement, une "réalité" socio-technique qui limite l'"immanence" technologique. Autrement dit, parce que les TIC sont inévitablement reprises dans et par les dynamiques de la régulation sociale et organisationnelle qu'elles contribuent à créer, il y a indétermination relative. A un méta niveau, celui d'une approche comparée des discours communicationnels savants, ces deux exemples montrent que les jeunes chercheurs, en conduisant des études empiriques localisées, font preuve d'une liberté de pensée vis-à-vis de ce qui fait parfois, en quelque sorte et par ailleurs, " sens commun " dans de nombreux papiers consacrés aux TIC et à leurs usages à travers notamment les deux courants opposés, et pourtant si proches dans leur complémentarité, de " l'utopie communicationnelle " et de la " fracture numérique ". La réception est un autre objet de recherche très légitime en SIC pour les chercheurs spécialisés notamment en communication des médias. Cet objet était, jusqu'aux travaux de Marie-Pierre Fourquet, relativement peu traité en communication des organisations sur le mode expérimental - que nous distinguons des études en publicité et marketing conduites en sciences de gestion -. L'originalité du papier soumis est, là encore, de présenter des éléments pour une théorie de la réception (Fourquet, Courbet). Dans ce but, les chercheurs ont fait le pari d'une interdisciplinarité qui n'est pas seulement convoquée dans les textes mais qui est vécue en laboratoire et sur le terrain de l'expérimentation. Là aussi, nous soulignons une pratique scientifique qui va dans le sens de la maturité de la recherche en communication des organisations. L'éthique est un objet qui rappelle, si cela était nécessaire, combien les objets de la communication des organisations sont partagés traditionnellement par les chercheurs et les praticiens. L'éthique dans les affaires et la communication a une histoire et des porte-drapeaux, en communication, cela est vrai, par exemple, pour les relations publiques et pour le journalisme d'entreprise. Catherine Loneux reproblématise un " objet classique " en mettant ainsi en lumière une des figures des pratiques communicationnelles qui consistent notamment à mettre en scène des arguments de modernité qui se conjuguent à des phases de cryptomnésie. Par ailleurs, l'auteur montre que la recomposition des métiers et des pratiques professionnelles ne concerne pas seulement les " e activités " qui accompagnent le développement des TIC (e documentation, e commerce, cyberjournalisme, e formation, etc.), mais que cette recomposition est également opératoire pour d'autres activités " plus traditionnelles " avec l'apparition des spécialités de " déontologue " et d'" expert en éthique ". Effets de matérialité-immatérialité, jeux d'ombre et de lumière autour d'un débat scientifique globalement ajourné en SIC, celui de la médiologie, Sylvie Bourdin, dans un texte à quatre mains avec Daniel Bougnoux, prend le risque d'ouvrir ce débat pour la communication des organisations. Les questions de la traçabilité, des corps intermédiaires/des formes de travail collectif ont une forte présence dans les organisations, notamment au travers des programmes qualité/certification qui ont, de ce point de vue, servi de révélateurs. La tentative de déplacement de la " médiologie " vers les organisations, outre son originalité, a aussi pour mérite d'attirer l'attention sur un ensemble de propositions - la médiologie - qui provoque à ce jour plus de stratégies d'évitement que d'échange dans la communauté des chercheurs en Information et Communication. Paradoxe à multiples dimensions qui ne sera pas dévoilé ici, puisque le débat est réouvert sur le front de la communication des organisations… Les textes présentés témoignent, selon nous, d'une avancée vers la maturité des pratiques de recherche en communication des organisations qui est marquée par : - le refus de toute théorie générale et la construction de théorisations locales liées à la conduite d'études empiriques, - une réflexion méthodologique étroitement associée à la conduite d'études empiriques significatives, - une diversité d'objets : objets émergents, ou objets antérieurement légitimés et reproblématisés, - une approche par l'interdisciplinarité " vécue " plus que " déclarée ", - la présentation d'hypothèses à contre courant de la rumeur dominante, la volonté d'ouvrir des débats laissés entre parenthèses. Le paysage de la recherche construit par la nouvelle génération des chercheurs permet de mesurer le chemin parcouru ces dernières années dans la structuration des activités de recherche. Nous avons parlé de " maturité ", si elle reste relative comparativement à d'autres disciplines des sciences humaines et sociales, des avancées significatives peuvent cependant être observées et s'il s'avère qu'elles conduisent à des impasses, cela fait partie du processus même d'une recherche vivante. Souhaitons que la vitalité mise en lumière soit accompagnée d'une réactivité chez les lecteurs qui se traduirait par des échanges et des débats autour du Dossier proposé. Lecteurs à vos plumes - à vos claviers - pour des auteurs à l'écoute

Les réseaux physiques, les systèmes d'information, provoquent des changements sensibles, techniques et organisationnels qui constituent en eux-mêmes autant de médiations diversifiées selon les processus en cours. Afin de donner du sens au concept de médiation, il peut s'avérer pertinent, à partir d'une compréhension de l'évolution technologique liée aux TIC, de décomposer son analyse autour des notions de représentations, de l'indétermination des transformations technologiques et sociales et des mutations possibles ou contrariées vers des organisations informationnelles. Il s'agit alors de réaliser une observation à la fois impliquée et circonstanciée des usages socio-techniques des TIC.

En prenant pour objet les dispositifs de groupware la recherche analyse, du point de vue des SIC, les enjeux liés aux processus de médiatisation technique des communications de travail. Les hypothèses d'une rationalisation du travail intellectuel, d'une coopération "cadrée" et d'une maîtrise accrue des communications sont confrontées à trois cas d'entreprises qui ont mis en place des applications de groupware.

Cet article étudie les effets et les influences psychologiques de la communication externe des organisations. En dressant un bilan des récentes recherches sur l'influence de la publicité, l'objectif est tout d'abord de comprendre les processus cognitifs par lesquels des messages véhiculés par les médias de masse ou par Internet agissent sur les attitudes des récepteurs. Pour contourner certaines limites des travaux actuels, nous cherchons à valider une nouvelle méthode d'Etude des Cognitions En Réception (ECER), fondée à partir de la psychologie socio-cognitive. Nous livrons ensuite les résultats issus d'une première application de la méthode insérée dans un plan expérimental : ils offrent une nouvelle vision du rôle de l'implication dans le processus de réception.

Aujourd'hui, la stratégie affichée des directions d'entreprises consiste à vouloir intégrer l'éthique à des objectifs matériels, touchant au contrôle et à la recomposition des organisations (nouveaux métiers, nouvelles fonctionnalités). On se situe là dans les grandes entreprises d'origine plutôt anglo-saxonne qui possèdent des filiales en France et en Europe, et qui sont les plus touchées par l'apparition des nouveaux métiers de " déontologues ", dont la mission consiste à jouer un rôle d'experts (90 % des grandes entreprises américaines ont une politique éthique formalisée (Mercier, p. 10, 1999). Nous souhaitons faire le point sur les motivations des dirigeants d'entreprise du XXIè siècle : les effets de matérialité de l'éthique qu'ils proclament par leurs discours sont bien réels, mais nous formulons l'hypothèse que la mission du déontologue a essentiellement pour objet d'innover en matière de stratégies de communication, afin d'orienter celles-ci vers une démarche de " gestion du risque de réputation".

Les organisations, situées au cœur de la technique et du social sont ici envisagées à partir de la médiologie qui explore les ressorts de l'efficacité symbolique, les influences réciproques entre les supports d'inscription et de diffusion des messages. Une médiologie des organisations replace les outils techniques, au cœur du fonctionnement des organisations, et renouvelle, à partir de l'examen de la logistisque des échanges, les modalités du faire faire en dépassant le projet de domination symbolique. Des notions telles que l'organisation matérialisée et l'hypersphère, empruntées aux études médiologiques, acclimatées aux recherches empiriques développées sur le terrain des organisations, fournissent des outils heuristiques puissants pour saisir la dynamique cosmopolite et circulaire des chaînes sociotechniques.
 

ETAT DE LA RECHERCHE


 

ANALYSE


Des travaux d'origines très variées se réfèrent aujourd'hui au constructivisme, qui distingue une réalité palpable, ou "réalité de premier ordre", et une réalité faite de conventions, ou "réalité de second ordre". Cependant, cette distinction, effectuée initialement par Watzlawick, ne prend toujours pas en compte, la différence entre réalité sociale et réalité individuelle. Elle ne prend pas en compte non plus, et pour cause, la réalité virtuelle dont on parle depuis une décennie. C'est pourquoi il semble nécessaire de compléter aujourd'hui cette grille afin de distinguer dans un même outil d'analyse, la réalité physique, la réalité conventionnelle, la réalité virtuelle (qui serait la réalité de 3e ordre) et enfin la réalité psychique d'un individu (réalité de 4e ordre).

Cette recherche a pour objectif de caractériser une fonction en émergence dans le contexte de l'administration française, ici celle de Chargé de communication au sein des Caisses d'Allocations Familiales. Les investigations réalisées ont permis de mettre en évidence les activités, les contraintes, les questions identitaires qui représentent la problématique de constitution et de développement d'un métier à part entière que les organisations reconnaissent parfois encore difficilement. Les connaissances produites ici visent à contribuer à la constitution d'un cadre théorique et d'une démarche méthodologique en vue de l'analyse des métiers liés à la communication dans des organisations de plus en plus interpellées par les exigences de la demande sociale.

Cet article développe deux approches sur l'utilisation des Nouvelles Technologies de L'Information en université européenne. Allons-nous vers un modèle prônant l'homogénéité ou vers un développement de dispositifs éducatifs marqués par l'hybridation et l'hétérogénéité ? L'industrie du multimédia éducatif devient un secteur économique essentiel dans le monde. De nombreux enjeux se jouent. Un nouveau paysage complexe se dessine avec ses croisements de jeux d'acteurs. Préparons-nous une " société cognitive " ou une " société, marché d'information " ?

L'écriture, que ce soit sous forme de lettre, de document, de fax ou de message électronique, possède ses propres caractéristiques par rapport à la parole : destinée à la lecture et ayant un support matériel, elle est visible et vérifiable et laisse trace. Ces traits, inhérents à l'écriture et indépendants de ses utilisateurs, peuvent cependant conduire à des représentations sociales différentes selon les cultures, qui varient dans leurs manières de mettre en valeur ces traits. La parole et l'écriture constituent, l'une comme l'autre, des réponses aux mêmes problèmes de communication posés à toutes les cultures. Ce qui fait la différence entre les cultures, c'est que chaque problème de communication, dans une société humaine, trouve sa réponse sous une forme ou sous une autre.

La présente étude se déroule dans le champ professionnel auprès de sujets exposant des problèmes complexes non résolus à un groupe de pairs pour trouver des stratégies de résolution satisfaisantes et efficaces. Dans l'horizon de deux modèles, l'un concernant l'identité des individus et des organisations, l'autre permettant de représenter les situations problématiques par un ensemble de triades, on étudie les composants constitutifs des communications dans les groupes de travail afin de comprendre la part liée aux phénomènes d'échanges d'informations dans les situations d'échecs de résolution.
 

EXPERIENCE


" Théâtre d'entreprise " est une expression dans l'air du temps, qui évoque communément du théâtre fait pour l'entreprise, voire par les acteurs de l'organisation. Après en avoir rappelé l'émergence, cet article met en avant l'hétérogénéité des pratiques disséminées et la multiplicité des acteurs concernés. Les modalités et les enjeux de ces approches théâtrales dans les organisations diffèrent selon les intentions de l'offre et de la demande. Les dimensions communicationnelles de ces formes théâtrales et la nature des relations qu'elles présupposent sont envisagées. On peut également caractériser un théâtre d'entreprise, de nature plus managériale, et en souligner les arguments. Le discours ainsi analysé oscille entre des aspects qualifiés d'émancipateurs et d'aménageurs.

Alors que le recours à la médiation rencontre aujourd'hui une certaine audience dans notre pays, le mode d'emploi de cet outil de règlement des conflits demeure encore largement méconnu de l'opinion. D'où la persistance de nombreux fantasmes, que la présente recherche s'efforce d'élucider car ils menacent fortement son développement.
 

ENTREVUES


 

BIBLIOGRAPHIE