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N°11 - Négociation et médiation dans l'entreprise

Revue N°11 - 1er semestre 1997

Négociation et médiation dans l'entreprise

(Dossier coordonné par : CARAYOL Valérie)

 

DOSSIER


Le colloque que le GREC/O a consacré, en juin dernier, à Induction et communication a rassemblé à Bordeaux une centaine de chercheurs français et étrangers. La pluridisciplinarité constituait un parti pris si évident qu'on aurait pu parler de provocation. Faire ouvrir un colloque consacré à la communication par un pédopsychiatre avait de quoi choquer plus d'un. Et pourtant, la démonstration d'Hubert Montagner, professeur à l'Université d'Aix-Marseille, qui illustra ses propos de vidéos enregistrées dans son service fut des plus éloquentes. Oui, dès son plus jeune âge, le bébé induit les comportements de sa mère. Oui, il le fait sciemment et l'on peut parler d'une véritable stratégie d'induction dans cette communication non-verbale dont le bébé prend l'initiative. Que la mère soit fragile et supposée incapable d'apporter au bébé la sécurité dont il a besoin et il l'empêchera d'accrocher son regard. Qu'elle soit telle qu'il l'attend, si l'on peut s'exprimer ainsi, ou, plutôt, telle qu'il a besoin qu'elle soit, et il lui imposera ce dialogue qui lui est nécessaire. Des conférenciers aussi différents que Philippe Breton, Daniel Bougnoux ou Yves Winkin devaient contribuer à ouvrir l'éventail des possibles sur un thème aussi fondamental. A l'issue de ce colloque, le GREC/O décidait de poursuivre la recherche et d'explorer ces pistes nombreuses dont nous rendrons compte dans notre prochaine livraison. La question qui pourrait se poser après une réflexion théorique aussi avancée et aussi prometteuse à la fois concernerait la finalité d'une équipe qui, ne l'oublions pas, s'appelle Groupe de Recherche en Communication des Organisations. On pourrait à bon droit se demander si le plaisir intellectuel ne tend pas à éloigner les chercheurs de la mission qu'il s'étaient primitivement assignée. On pourrait d'autant mieux se le demander qu'ils annoncent leur intention de poursuivre leur travail et de publier leurs résultats dans deux ans. En quoi l'induction, que le GREC/O définit toujours, même provisoirement, comme "un ensemble complexe à processus multidimensionnels, interactifs, sans polarité prédictible, à l'oeuvre dans la communication", concerne-t-elle la communication des organisations ? Ceux qui ont participé au colloque de Bordeaux seraient sans doute capables de fournir des éléments de réponse. Il serait aisé de démontrer que tout ce qui touche aux concepts fondamentaux a à voir avec les applications. La recherche appliquée n'est jamais si loin de la recherche fondamentale. Mais le dossier de ce onzième numéro est une illustration suffisante de la relation étroite existant entre le fondamental et l'appliqué pour que nous ne soyons pas tenus d'entrer dans un long débat sur cette question. On verra que médiation et négociation, mots appartenant au lexique du management et à celui de la communication organisationnelle, évoquent des concepts qui relèvent de la philosophie aussi bien que de la sociologie ou de l'anthropologie. Valérie Carayol, auteur il y a quelques années d'une thèse remarquée à la croisée des sciences de la communication et des sciences de l'organisation, était parfaitement qualifiée pour éviter cette funeste dichotomie "fondamental/appliqué" qui est même parfois présentée sous la forme "fondamental vs appliqué". Un coup d'oeil à la liste des thèmes que nous traiterons dans nos cinq prochains numéros rassurera ceux de nos lecteurs qui craindraient un éloignement de notre champ d'étude favori. Ils constateront par la même occasion que nous avons fait des actes du colloque Induction et Communication un numéro de notre revue et que nous avons choisi de publier ce numéro rapidement, en décembre 1997. Vu la qualité des conférences, des communications et des échanges, nous avons pensé rendre service à l'ensemble de nos lecteurs, y compris ceux qui n'ont pas participé au colloque, en mettant ces textes à leur disposition. Rappelons encore qu'il est possible de se procurer le hors série consacré aux textes préparatoires. Communication & Organisation a publié dix numéros et deux hors série depuis sa création. C'est, pour les membres du GREC/O, une façon de contribuer à la diffusion du savoir, à la réflexion scientifique et à la valorisation de la recherche. C'est aussi un moyen privilégié d'aller à la rencontre de tous ceux, chercheurs et praticiens qui veulent approfondir la connaissance qu'ils ont de notre jeune interdiscipline. On ne s'étonnera donc pas de trouver le GREC/O, et sa revue, sur internet. L'occasion nous est ainsi offerte d'accroître le nombre de nos interlocuteurs et d'enrichir un débat qui nous passionne.

Raoul Girardet dans son livre érudit Mythes et mythologies politiques décrit le mythe de l'unité que l'on peut mettre en relation avec une conception de la communication unificatrice. Le banquet, la communion, les repas pris en commun en sont les symboles. On retrouve dans cette vision de la communication ayant à accomplir l'unité du corps social, celle des visionnaires politiques du début du siècle. St Simon disait qu'une société dont les membres entrent en opposition les uns avec les autres tend à sa dissolution. Cette vision de la communication insiste comme toute la philosophie de l'unité sur : "la volonté de rassembler et de fondre, la vision d'une société homogène et cohérente, la condamnation, au nom du bien commun, du repli de l'individu sur lui-même et sur ses intérêts, la crainte des schismes et des dissidences, la recherche d'une foi commune et l'exaltation des grandes effusions collectives." A cette vision, Raoul Girardet oppose celle de Benjamin Constant allant exactement à l'encontre et qui correspond à un autre courant idéologique - ces courants ne sont, d'ailleurs, pas assimilables comme le souligne R. Girardet aux traditionnels courants politiques - qui dit : "La diversité , c'est la vie, l'uniformité, c'est la mort". Cet autre courant insiste sur : "l'autonomie de l'individu et de ses capacités de libre disposition de lui-même, l'acceptation d'une société conflictuelle, de ses divisions et de ses différences, la méfiance tenace à l'égard de toutes les Églises de leurs appareils et de leurs dogmes" De tels principes irréductibles irriguent bien des débats sur le terrain de la communication. L'obsession d'une relation harmonique du monde, du mythe de Babel aux pasilalies , ces "langues artificielles destinées à tout l'univers par leur transparence et leur perfection" , est, par exemple, identifiable dans de nombreux travaux sur la communication. Michel Maffesoli dans son ouvrage Au creux des apparences, associe la volonté d'unité du corps social, la volonté de gommage des différences à ce qu'il appelle "l'âge classique" ou la "modernité" et l'oppose à l'éclatement des valeurs sociales, au relativisme idéologique, à la diversification des modes de vie, au métissage, au polyculturalisme, à l'éclectisme, qui seraient des caractéristiques de "l'âge baroque". Selon lui, nous serions en train de revivre une seconde "Renaissance", une seconde "baroquisation du monde", nous serions en train de passer d'une logique classique, rationnelle, mettant en œuvre, la causalité, la linéarité et autres formes de déterminismes, à une logique du flou, du sensible, du complexe. Dans le domaine des Sciences de l'Information et de la Communication, ce sont les pratiques unificatrices qui ont surtout été jusque là des objets d'intérêt, qu'elles aient été étudiées dans une perspective critique ou pas. Qu'il s'agisse de la culture de masse, de la mondialisation, de la propagande, des réseaux et systèmes d'information ou du rôle des technologies dans la modification des modes de vies, l'attention s'est surtout concentrée sur les valeurs, cultures et pratiques partagées. Dans le champ de la communication organisationnelle, la même tendance est discernable : l'attention s'est surtout portée sur les normes, la culture, l'identité et l'image des organisations, les modalités de construction du consensus, à travers les pratiques managériales notamment. Depuis quelque temps, pourtant de nouveaux thèmes d'études semblent se multiplier, qui sont en rapport avec cette tendance "baroque" dont nous parlions à l'instant. Parmi ceux-ci les thèmes de la négociation et de la médiation, qui sont en rapport avec le dissensus. L'image dominante de la communication unificatrice cédera-t-elle le pas à une image moins globalisante ? On pourrait le penser. Mais peut-être s'agit-il d'une illusion, ou de la naissance d'une nouvelle utopie, "l'utopie de la médiation", qui viendrait bousculer "l'utopie de la communication" même si certains s'en défendent ? "La médiation n'est pas une utopie et elle est l'inverse de cette utopie de la communication. Elle propose, non le fusionnel, mais la dignité de la distinction : chaque personne, chaque peuple est unique ; elle invite à la recherche constante, non du splendide isolement, mais du lien et du contact ; elle déclare, non le droit de tout savoir et la transparence obligée, mais le sens du mystère et le respect du secret; elle refuse que l'homme soit aplati à l'horizontalité d'échanges d'informations et à la surfaces d'espaces à deux dimensions." Peut-être peut-on dire également qu'une "utopie de la négociation" se construit sous nos yeux, seule garante du maintien des valeurs démocratiques ? Pour Henri Pierre Jeudy, en effet, la négociation est exclusivement de l'ordre de la croyance : "On veut croire en elle, parce que sans elle, il n'y a plus rien. malgré les simulacres et les perversités qui la soutiennent, la négociation demeure le fruit d'une espérance partagée, parce qu'elle donne l'apparence d'une réciprocité des échanges humains. Toutes les illusions sur le rapport à l'autre s'engouffre dans un tel modèle de communication qui laisse ainsi croire à un minimum de respect. Même conduit avec l'esprit le plus retors, l'acte de négocier demeure le plus petit dénominateur commun d'une éthique universelle." Pour savoir si le thème de la confrontation, du conflit et les thèmes apparentés - négociation et médiation - avaient suscité des recherches récentes, nous avons eu envie d'ouvrir un dossier sur ces questions. Plusieurs auteurs d'horizons très différents ont ici l'occasion de nous faire part de leur réflexion, dans une perspective très ouverte fidèle à l'esprit de la revue Communication & Organisation.. Les textes illustrent la diversité des approches et des acceptions que les termes négociation et médiation sont susceptibles de recevoir. Patrick Baudry, sociologue, nous parle des formes de compromis et de conciliation dans les sociétés traditionnelles, en mettant en avant le rôle des rituels dans l'articulation des différences et le traitement de la violence. Jean Bonafé-Schmitt, sociologue dans le domaine juridique, fait une mise au point sur le concept de médiation et émet l'hypothèse que l'émergence et la multiplication des pratiques de médiation traduit une crise dans les mécanismes de régulation sociale. Valérie Carayol, chercheur en communication témoigne d'un cheminement de recherche qui lui permet de formuler des hypothèses à propos de la médiation envisagée ici comme une pratique de communication faisant appel à une tierce personne notamment mise en œuvre lors de la résolution d'un conflit ou différent. José Luis Pinuel y Raigada, psychologue et philosophe, chercheur en communication, nous livre une modélisation systémique du rôle médiateur des systèmes de communication dans l'ajustement des systèmes sociaux de production et des systèmes psychobiologiques des contraintes écologiques des organisations. Bernard Floris, chercheur en communication, s'interroge sur le rôle de médiation de la fonction communication dans les relations socio-professionnelles. Il s'intéresse au changement que le développement de cette fonction a provoqué dans le monde de l'organisation. Patrick Chaskiel, chercheur en communication, nous parle des relations industrielles et de la négociation collective. Il propose une analyse des différents courants de ce champ d'études et nous explique comment les travaux de J. Habermas sont susceptibles de vivifier la recherche en ce domaine. Michèle Gabay et Maguy Sillam, chercheurs en communication et en linguistique, nous font part d'un travail de recherche sur la négociation à partir d'observations faites dans un contexte expérimental. Elles proposent un modèle d'analyse de la négociation. Enfin, Martine Versel, sémioticienne, nous livre une analyse très pointue de la notion de médiateur à travers sa mise en discours dans deux textes extraits du journal Le Monde en 1994, lorsque la fonction de médiateur a été mise en place par le journal. Nous vous souhaitons une très bonne lecture et nous tenons ici à remercier vivement les auteurs qui nous ont confié leurs textes. BIBLIOGRAPHIE Audet M., Larouche, V., "Paradigmes, écoles de pensée et théories en relations industrielles", in Relations Industrielles, vol 43, n° 1, 1988, pp. 3-31 Bailly Y., Bazier, F., La médiation, coll. : Les dossiers de "Non violence Actualité", 1993, 88 p Bonafe Schmitt, J.P., La médiation, une autre justice, Paris, Syros Alternatives, 1992, 279 p, 140 F. Caire G., "Des Relations Industrielles Comme Objet Théoriques" in Sociologie du travail, n° 3, 1991, pp. 375-401 De Bono E., Conflits, vers la médiation constructive, trad. F.J. Paul CAVALIER, Interéditions, 1988. Dupont C., La Négociation, Paris, Dalloz, 1982, 276 p. 96 F. Duriez P., Les médiations en France, vers un état des lieux, Tome 1 : les écrits 1980-1994 Comité de Liaison des associations socio-éducatives de Contrôle Judiciaire, CLCJ, B.P. 38, 33023 Bordeaux cedex. Eudy H.P., "Le tout négociable" in Autrement n°163, avril 96, p 28. Fisher R., D'une bonne relation à une négociation réussie, Paris, Seuil, 1991, 217 p. 120 F. Fisher R., Ury, W., Comment réussir une négociation, Paris, Seuil, 1982 (ed. origin. 1981). Folger, J.P, Jones T.S.., New Directions In Mediation, Communication Research and Perspectives, Thousands Oaks, London, New Delhi, Sage, 1994, 263 p. Goguelin Pierrre. La Négociation, Frein et Moteur du Management, Paris, ESF, 1993, 169 p. Kellerhal S et alii, Figures de l'équité, La construction des normes de justice dans les groupes, P.U.F, 1988 "Les systèmes de relations professionnelles, Examen critique d'une théorie", Revue Française de sociologie, 1990, 432 p. 150 F Moscovici S., Doise, W., Dissensions et consensus, Paris, P.U.F, 1992 Putnam L., Poole, M.S., "Conflict and Negociation", in JABLIN, F.M et alii, Handbook of Organizational Communication, Newbury Park, California, Sage, 1989, pp. 549-599. Putnam L.P, Roloff, M.E., Communication and Negociation, Sage Annuals Reviews of Communication Research, vol 20, London, Sage, 1992 Six J.F., Dynamique de la médiation, Paris, Desclée de Brouwer, 1995 Strauss A.L., La trame de la négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme, Paris, L'Harmattan, 1992 Traore Lacina, "Le Marchandage", in Actions et Recherches Sociales, n° 2, juin 1989, pp. 53-69.

L'articulation des différences, l'existence d'un désordre réglé et la présence de tiers qui peuvent s'observer dans les rituels de conciliation des sociétés dites "traditionnelles" correspondent sans doute à des formes culturelles étrangères aux nôtres. Mais ce sont aussi des principes fondamentaux qui sont à l'œuvre et qui concernent peut-être toute culture, c'est-à-dire toute forme d'élaboration du compromis.

Depuis le milieu des années 1970, on parle de plus en plus de médiation. Sous cette dénomination on retrouve à la fois des lieux, des objets, des acteurs, ce qui provoque des confusions conceptuelles; Au-delà du phénomène de mode, il convient de s'interroger sur le renouveau de la médiation, car celui-ci s'inscrit dans un contexte de crise des mécanismes de régulation sociale. Il est un fait que les lieux traditionnels de régulation, mais aussi de socialisation comme la famille, l'école, le quartier, la justice... sont en crise et nous faisons l'hypothèse que la médiation traduit l'émergence d'un nouveau mode de régulation sociale, un nouveau modèle d'action régissant les rapports entre les individus, mais aussi plus généralement les relations entre l'État et la société civile.

L'auteur propose une réflexion théorique sur la médiation et décrit sa démarche d'élaboration d'hypothèses de recherche. Dans une première partie les travaux de J. Habermas, G. Myerson, R. Debray, R. Girard et M. Serres sont considérés. Dans une seconde partie à partir de l'analyse d'un texte définissant la médiation d'un point de vue professionnel, des hypothèses de recherche sont avancées. La médiation semble pouvoir être interprétée comme une situation de communication qui s'accompagne d'un don et qui vise à installer une logique du gré , préalable nécessaire à une logique de l'échange.

Les interactions communicatives bâtissent l'architecture des structures de relation entraînant la cohésion des composant d'une organisation. Elles visent l'adéquation du système psycho-biologique des conduites humaines au système socio-économique de la production ; et à l'inverse, elles visent l'adéquation ergonomique du système socio-économique de la production, aux exigences du système psycho-biologique des comportements humains. Or, les interactions communicatives sont également médiatisées par des contraintes sociales (liées à la politique de l'organisation) et par des contraintes psycho-biologiques (imposées par la nature des circonstances personnelles des membres de l'organisation et de ses partenaires). Voici une méthode consacrée à modéliser ces rapports entre les systèmes de communications (SC), les systèmes sociaux (SS.) et les systèmes psycho-biologiques des contraintes écologiques (SE), lorsqu'on fait le choix des "outils" à mettre en place pour la communication interne.

Depuis le milieu des années 1970, on parle de plus en plus de médiation. Sous cette dénomination on retrouve à la fois des lieux, des objets, des acteurs, ce qui provoque des confusions conceptuelles; Au-delà du phénomène de mode, il convient de s'interroger sur le renouveau de la médiation, car celui-ci s'inscrit dans un contexte de crise des mécanismes de régulation sociale. Il est un fait que les lieux traditionnels de régulation, mais aussi de socialisation comme la famille, l'école, le quartier, la justice... sont en crise et nous faisons l'hypothèse que la médiation traduit l'émergence d'un nouveau mode de régulation sociale, un nouveau modèle d'action régissant les rapports entre les individus, mais aussi plus généralement les relations entre l'État et la société civile.

Ce texte examine la validité conceptuelle des principaux courants de recherche sur la négociation collective et les relations industrielles. En s'inspirant des positions critiques de Jürgen Habermas, il est possible de révéler les insuffisances des postures fonctionnaliste et interactionniste, notamment quand elles ignorent la question du pouvoir ou de la monnaie dans les rapports entre employeurs et salariés. En dépassant l'idée d'Habermas selon laquelle la société est divisée en deux domaines, ceux de la régulation et de la communication, pour retenir surtout le principe des trois ressources dont dispose toute société (monnaie, pouvoir et solidarité), les recherches sur les relations industrielles peuvent trouver les moyens d'une relance d'un intérêt très affaibli ces dernières années.

Nous proposons un modèle d'analyse de négociation transférable à des situations variées de négociation comptant des acteurs dont les enjeux sont repérés. Nous souhaitons montrer comment évolue une négociation depuis sa préparation jusqu'à sa mise en action dans un "espace problème" en termes d'interactions compte tenu de divers paramètres, des enjeux, des stratégies, des tactiques, des intérêts et des buts des différents protagonistes. L'analyse est réalisée à partir d’éléments observables d'ordre linguistique, para-linguistique et situationnel. Les résultats de l'expérimentation sont multifacettes et concernent l'étude de trois types de négociation ouverte ou présentant une plus ou moins grande marge de liberté pour l'un des protagonistes.

Cette étude est, par une approche strictement sémiotique, l'appréhension d'une figure particulière -le médiateur- à partir discours journalistique du "Monde" grâce à deux extraits de presse. Nous montrons la prééminence du statut de sujet pathémique, mettant ainsi en retrait l'ordonnance manipulatoire de ce dernier, au plan de l'énonciation énoncée en particulier.
 

ETAT DE LA RECHERCHE


Une nouvelle forme de communication externe des organisations est née avec la démocratisation d'Internet : la "cyber-communication". Alors que les organisations publiques semblent avoir opté pour un concept de site globalement unifié, les entreprises privées diffusent des informations extrêmement disparates. Une navigation exploratoire à travers le cyber-espace français nous donne ici une série de dimensions représentatives de la communication française sur le Net. Ces différentes dimensions sont ensuite reprises, dans l'optique d'une recherche appliquée, pour déterminer quelles sont celles qui sont reconnues par la presse spécialisée francophone, prescripteur auprès des internautes... Quelques outils pour l'entreprise qui souhaite créer sont propre site.
 

ANALYSE


Dans note société d'inflation d'images, percevoir, "rédiger" et classifier l'image avec moins d'arbitraire est une nécessité. L'image photographique est une "cristallisation de l'instant visuel", elle est une représentation plus ou moins fidèle des objets du monde. L'auteur appréhende l'image selon les dimensions d'analyse des formes de contenu ("Iconocité, Prégnance, Complexité, Polysémie, Esthétique, Connotation, Historicité" afin de la segmenter, en laissant provisoirement de côté le contenu signifiant. Cette approche qui traite des aspects morphologiques de l'image et qui permet d'accéder simultanément au contenu et au contenant, s'inscrit dans une démarche phénoménologique.

 

EXPERIENCE



L'Université Galatasaray est la première université francophone de Turquie, et le plus important projet de ce genre lancé par le Ministère des Affaires étrangères français. Les responsables turcs et français se rencontrent tous les six mois pour prendre les grandes décisions. Mais qui parle pendant ces négociations ? Quel est le cadre de la communication ? Et à quoi visent réellement les effets des conclusions produites ?
 

ENTREVUES


 

BIBLIOGRAPHIE