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Appel à publication : Communication & Organisation n°45

  L'ACTU DU LABO MICA > MEDIATION | INFORMATION | COMMUNICATION | ART
APPEL A PUBLICATION
COMMUNICATION & ORGANISATION n°45
 

Nouvelles formes de visibilité des individus :

technologie et temporalité


Dossier coordonné par Yanita Andonova et Béatrice Vacher


 

La problématique de la visibilité surgit depuis quelques années comme en témoigne une multitude de publications et de manifestations scientifiques. Dans l’ouvrage collectif au nom évocateur Nicole Aubert et Claudine Haroche étudient les paradoxes liés à la domination sans bornes du visible par le biais de l’image et à l’obligation pressante sur tout un chacun de se rendre public. Etre visible, c’est exister, pour les adolescents et les jeunes diplômés, les hommes et les femmes politiques, les institutions et les entreprises, les produits et les marques. Richard Sennett évoquait, dès les années 70, l’émergence de l’individu narcissique en quête permanente d’un reflet de soi. Cette exigence de visibilité, qui s’est accrue à partir des années 1990, s’appuie sur des dispositifs numériques (réseaux sociaux, blogs, sites institutionnels, etc.) dont l’expansion fulgurante reflète le besoin de nouveaux espaces de mise en visibilité dans la sphère publique. Qu’en est-il pour les individus au travail ? Que signifie « être visible » pour un salarié ou un collectif de travail dans le contexte de l’entreprise moderne où prime la corporate gouvernance? Quelles sont les raisons qui les poussent à rechercher en permanence le regard d’autrui ?L’une des spécificités de ce numéro thématique tient à ce que nous proposons de cerner la problématique de la visibilité dans le périmètre de l’entreprise et de l’interroger dans une approche communicationnelle.

Taire l’intime dans le monde professionnel n’est plus d’actualité. L’individu au travail, souvent stressé, parfois oppressé, est en quête de sens dans son activité quotidienne, à la recherche d’une satisfaction, d’une fierté. Il souhaite donner de la visibilité à ses actes et être reconnu. Cette reconnaissance se manifeste par la gratitude et l’estime mutuelle. Jugé de plus en plus souvent sur ses apparences et de moins en moins sur ce qu’il sait faire (ses compétences et ses actes), valorisé pour son image ou apprécié à travers les traces visuelles et écrites qu’il doit laisser, notamment à travers le respect d’une multiplication de normes, le salarié est progressivement poussé à s’exhiber pour justifier sa mission et ses responsabilités, pour légitimer sa présence et prouver son utilité. Suite à cette revendication permanente de visibilité l’individu au travail se réduit-il à sa seule apparence ? Comment construit-il et organise-t-il ses interactions professionnelles et quelles sont les configurations émergeantes ?

Dans l’entreprise cette visibilité peut être recherchée, voulue ou réclamée, mais aussi décrétée, imposée, voire infligée. La problématique de la visibilité convoque également celle de l’invisibilité, l’invisible étant considéré comme insignifiant, disqualifié et confondu avec l’inexistence sociale. Cette invisibilité peut être liée au statut social inférieur conféré à certains individus, à la nature vile et peu noble des tâches qu’ils accomplissent ou encore à l’agencement organisationnel et socio-technique qui fait référence à la place des dispositifs numériques au travail.

L’originalité de ce numéro thématique est d’interroger la visibilité des individus et des collectifs de travail à la lumière de deux dimensions intimement liées, celles de la technologie et de la temporalité.

Le recours aux dispositifs numériques et leur appropriation dans le monde professionnel imposent de repenser la question de la temporalité individuelle, collective et organisationnelle. Nicole d’Almeida montre que la temporalité des organisations est une temporalité éclatée et rétrécie, marquée par une discontinuité et une accélération croissantes. Si le passé du présent a de moins en moins de valeur en entreprise, le futur du présent s’annonce très incertain. Le rapport au temps a radicalement changé, celui-ci étant conjointement le produit de l’instantanéité des échanges via les dispositifs numériques et d’une organisation de travail à la recherche du profit immédiat. Profit que l’individu paye au prix fort (stress, souffrance au travail, suicide). Instantanéité, immédiateté, simultanéité sont des maîtres-mots qui dictent le quotidien des entreprises, des équipes de travail et des salariés. Comment ces derniers organisent-ils leurs actions, s’aménagent-ils des espaces de parole et construisent-ils des lieux de visibilité dans ce contexte d’urgence, devenu cadre institutionnel de l’action ? Comment l’individu se projette-t-il et planifie-t-il son avenir dans un horizon temporel qui se contracte et qui s’estompe ?

Dans ces configurations temporelles mouvantes et incertaines, l’individu construit ses interactions professionnelles en conjuguant le présent et en attendant une gratification immédiate. L’ivresse que lui procure l’accès aux TIC, sa participation brève et momentanée aux échanges électroniques, son apparition éphémère sur le réseau social interne, sont autant de signes de satisfaction passagère que de reconnaissance bien réelle. Ce culte de l’immédiat couplé à l’exigence de visibilité (de l’individu, de son action, de son utilité) convoque aussi les questions de la mémoire (individuelle et organisationnelle), de l’oubli et du mépris social. La mémoire est ici entendue non pas comme l’histoire de l’entreprise, mais comme le témoin, la preuve active, immédiate du travail et des actes des individus. Les supports numériques évoluent sans cesse et s’ajoutent aux dispositifs préexistants : journal d’entreprise numérique, Intranet, chat avec le PDG, forums métiers, réseau social interne, tableaux de bord informatisés, etc. Ils constituent autant de traces qui gratifient au présent l’entreprise que d’empreintes qui peuvent léser l’individu. Cette surabondance des données, des informations et des traces nécessite aussi des moments d’amnésie.Pour poursuivre sa vie ou pour la changer, on a parfois besoin d’oublier (une expérience douloureuse, un échec professionnel ou un licenciement). Les supports numériques cependant se souviennent de tout. Comment alors oublier ? Comment se faire oublier ? La visibilité recherchée aujourd’hui sera-t-elle tant appréciée demain ? Le regard des sciences humaines et sociales permet de repenser les capacités de l’individu à se souvenir, à oublier, à reconstruire et inventer dans les interactions sociales avec la technique.

Interroger dans une approche communicationnelle la problématique de la visibilité en entreprise en lien avec la technologie et la temporalité ouvrirait certainement des champs de réflexion nouveaux ou peu développés jusqu’à présent. Ainsi ce numéro a comme objectif de témoigner de la dynamique de ce domaine de recherche en rassemblant des contributions permettant d’éclairer le thème de la visibilité des individus et des collectifs en milieu professionnel.

Plusieurs questions peuvent être posées sans prétention d’exhaustivité : Quelles sont depuis l’irruption massive des dispositifs numériques les nouvelles formes de visibilité présentes ou en train d’émerger dans l’entreprise ? Comment la communication organisationnelle en est-elle affectée ? Se montrer, être vu et lu est-il en train de devenir la norme aujourd’hui ? Comment la technologie contribue-t-elle à reconsidérer, valoriser, célébrer l’individu et les collectifs au travail ou inversement les dévaloriser, les rendre invisibles ? De quelle manière les notions de mémoire individuelle et organisationnelle, de temporalité se posent-elles actuellement avec l’usage intensif des TIC ?

Ce dossier thématique propose donc de repenser les apports, les embuches et les opportunités qu’offrent les nouvelles formes de visibilité à l’individu au travail. Quel regard y portent les chercheurs en sciences humaines et sociales avec le recul de plusieurs années de pratiques professionnelles avec les Intranet, les messageries et les réseaux sociaux numériques internes dans les organisations ? C’est ce questionnement que nous allons tenter ici d’amorcer. Confronter les points de vue, croiser les regards. Il est temps de faire un bilan, ne serait-ce que provisoire, sans oublier les fondamentaux.



Les consignes de rédaction des propositions :

Les articles attendus peuvent être des études empiriques, des monographies, des retours d’expérience ou des réflexions théoriques qui permettent d’éclairer, de questionner ou de mettre en perspective les problématiques précédemment évoquées.

Les propositions doivent être déposées sur la plateforme http://com-orga45.sciencesconf.org/ en suivant les instructions indiquées. Elles doivent comporter comme suit : le titre de l’article, 3 à 5 mots-clés, un résumé et une bibliographie, le tout en 1000 mots maximum.

Calendrier

Date limite de remise des propositions : 15 juin 2013
Sélection des propositions : 15 juillet 2013
Remise de l'article intégral : 15 octobre 2013
Evaluation par le comité de lecture : 1er décembre 2013
Retour des articles définitifs :5 janvier 2014
Publication de la revue :
juin 2014



 
 
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Bât. MSHA, 10 Esplanades des Antilles, 33607 PESSAC cedex, France
Tél : 00 33 (0)5 56 84 68 14 - Internet : http://mica.u-bordeaux3.fr

 

Revue Communication & Organisation n°40 : appel à contributions


ÂGE ET GÉNÉRATIONS : LA COMMUNICATION REVISITE SES PUBLICS

La recherche en Sciences de l’information et de la communication investit, par le prisme des médias, du marketing, des TIC, des ressources humaines dans l’entreprise ou encore des politiques publiques, les problématiques de l’âge, des cycles de vie et des générations. L’objectif de ce n°40 est d’ouvrir un champ de réflexion et d’analyse communicationnelle sur la question des publics de la communication, en mettant en lumière les similitudes et écarts entre les nouvelles et anciennes générations, entre la jeunesse et la vieillesse. Interroger la chaîne des générations, c’est réfléchir sur des articulations générationnelles qui consistent à croiser les appréhensions horizontales (culture des pairs) et verticales (culture des pères) dans toute analyse de pratiques communicationnelles.

L’intérêt d’une telle approche est qu’elle permet de saisir les tendances culturelles des différents groupes sociaux constituant la société. Distinguer ce qui relève des "effets d’âge" ou/et "effets générationnels" sans oublier ce que l’on nomme "effet d’époque", c’est comprendre les évolutions culturelles d’une société. Crises du capitalisme, mutations familiales et démographiques, société individualiste et marchande, révolutions technologiques et allongement de la durée de vie, ambiance culturelle adolescentrique... autant d’aspects susceptibles de marquer une génération mais également de (re) interroger les cohabitations entre les générations. Marketing transgénérationnel, médias intergénérationnels, gestion des âges de la vie en entreprise, solidarité et cohésion sociales, ces domaines méritent d’être éclairés par le champ communicationnel, en parallèle des segmentations communicationnelles par âges et cycles de vie.

Nous attendons des contributions de différentes perspectives théoriques et disciplinaires amenant :
Des analyses de problématiques permettant de mieux appréhender les enjeux conceptuels et scientifiques de la question des générations dans une optique communicationnelle.
Des études de cas analysant des rapports de générations dans différents secteurs professionnels, culturels ou médiatiques.
Des analyses de stratégies marketing ou médiatiques mettant en lumière les enjeux des segmentations par âges et des positionnements inter et/ou transgénérationnels.

Ces contributions pourront s’inscrire dans un des axes suivants :

Ressources humaines, communication et organisation
Nous ne pouvons que constater la prégnance des études autour de l’emploi et du travail des seniors et des jeunes dans les organisations (Guillemard et Reguer, 2007 ; Le Rest, 2006). Peut-on parler d’une politique des âges en entreprise ? De cohabitation, de conflit, de crise, ou de transmission et continuité intergénérationnelle ? Quelle "nouvelle" communication interne d’entreprise face aux gestions des âges ? Doit-on et développe t-on une communication spécifique, notamment à destination des seniors ?


Marketing et médias
Le marketing et les médias évoluent en proposant un intermédiaire entre une stratégie "one to one" (individualisation des publics rendue possible par le net notamment) et celle plus traditionnelle (les mass-médias pouvant représenter un lieu de partage et non une logique de niche). Quels sont les politiques marketing et positionnements générationnels, voire inter ou transgénérationnels, mis en oeuvre dans les organisations comme dans les médias ? Comment la segmentation économique, entretenue notamment dans l’univers médiatique, participe à la construction de frontières entre les générations, âges et cycles de vie concernés ? Cette segmentation génère-t-elle une ségrégation culturelle ? Si oui, de quelle(s) forme(s) ?


Communication publique, institutionnelle
Chaque génération intéresse fortement les collectivités et/ou organisations publiques. La petite enfance et l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, le 3ème et 4ème âge mobilisent la sphère publique. Face au défi du vieillissement de la population, émergent de nouvelles interrogations sur les solidarités publiques et les cohésions sociales et donc des initiatives intergénérationnelles. Quelles formes de communication et représentations sociales accompagnent ces pratiques ? Quels supports et contenus sont élaborés en direction de chaque public générationnel ? Comment les institutions choisissent-elles de s’adresser aux différents âges et cycles de vie ?


CALENDRIER :
Remise de l'article complet : 15 septembre 2011.
Evaluation des articles : oct-nov 2011.
Retour de l'article définitif : 15 décembre 2011.
Publication : 2e semestre 2012.

CONSIGNES DE RÉDACTION :
Titre de l’article : Times Roman 18.
Police du texte : Times Roman 11.
Page de garde : indiquer titre de l’article, prénom et nom de l’auteur, grade, université, laboratoire, adresse électronique et cinq mots clés.
Pour les articles : 25000 caractères maximum, espaces compris.
Bibliographie : non comptabilisée dans le nombre de caractères.

Les articles doivent être envoyés simultanément aux trois coordinateurs du numéro :
Myriam BAHUAUD (MICA, Université du Havre) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Corinne DESTAL (MICA, Université Bordeaux 3) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Agnès PECOLO (MICA, Université Bordeaux 3) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Revue Communication & Organisation n°41 : appel à contributions

En 2009, le n° 35 de la revue s’intéressait aux processus d’action collective et aux nouvelles procédures de concertation, d’interaction avec le citoyen visant à renouer les liens entre la société civile et les élus dans un contexte de crise de légitimité du politique. Etaient plus précisément questionnés les bases théoriques de la communication des organisations publiques, mais également les enjeux communicationnels en termes de communication publique et/ou politique et l’étendue des pratiques qui en découlaient.
Trois ans plus tard, la nécessité de réinvestir le sujet de la communication publique se fait sentir. Nous proposons dans ce numéro une approche de la communication publique par les métiers et les secteurs professionnels. Elle se justifie par  de nouveaux enjeux d’évolution technologique et de changement paradigmatique qui ont de forts impacts sur la profession. L’environnement professionnel a beaucoup évolué notamment avec l’utilisation généralisée des NTIC et l’avènement du web 2.0, mais aussi la prégnance des dispositifs participatifs ou des procédures de délibération qui font figure de nouvelles normes au sein de l’action publique.
Un contexte politique fort incite aussi à renouveler notre attention sur ce domaine : le développement d’un mouvement d’autonomisation des institutions découlant de la Révision Générale des Politiques Publiques, la campagne électorale des présidentielles de 2012, période souvent propice à l’observation de pratiques nouvelles mises en oeuvre par l’institution communicante.
L’intérêt d’un tel dossier a pour but d’analyser les changements qui se produisent dans les structures internes, les comportements et les pratiques et de pointer les transformations annoncées dans la sphère professionnelle de la communication publique en termes de savoir-faire, d’identité et d’éthique professionnelle. Dans le dialogue entre deux acteurs, le théoricien et le praticien, qui se questionnent sur les métiers, nous chercherons à saisir les contours d’une mutation en cours.
Ces transformations s’apprécieront au regard des missions d’un service public traditionnellement entendu en termes de politique de régulation, de protection et de prospective répondant à un intérêt général. Sans oublier les postures stratégiques de communication afférentes à ces missions qui se traduisent par une communication normative de l’information réglementaire et une communication de promotion institutionnelle et/ou politique classique.
La question de fond que posent ces mutations contemporaines est la suivante : Comment le communicant public, dont la fonction et les pratiques professionnelles n’ont cessé d’évoluer depuis les années 80, peut-il relever le nouveau défi incontournable de la conciliation :
d’une communication du service public axée sur la justification des missions d’intérêt général auquel chaque citoyen est attaché,
et d’une communication marketing activant des logiques marchandes et de promotion de services offerts à des clients ?
Ce numéro de la revue Com&Orga (http://communicationorganisation.revues.org), intitulé "la mutation du métier de communicant public", tente de faire le point sur la question. Il convie non seulement des chercheurs, mais tous ceux qui sont engagés dans la réflexion sur les métiers de la communication publique à proposer des articles qui s’attacheront à : critiquer les modèles théoriques ou en exposer de nouveaux, proposer des recherches de terrain et des témoignages professionnels de longue portée, des analyses de pratiques ou d’expériences professionnelles.
 
Nous attendons notamment des contributions sur la mutation des métiers de la communication publique face à de nouveaux enjeux :
 
LE NUMéRIQUE
 
A l’ère du web collaboratif (Bouquillion, Matthews, 2010) et des nouveaux usages qui produisent une hybridation des sphères privée et publique, la réflexion porte sur les pratiques professionnelles d’un communicant appelé à gérer une communication à la fois interpersonnelle, à forte valeur relationnelle, et multicanale.
On pourra s’interroger sur le développement du marketing numérique. Quels usages sont faits de cette technique de communication du secteur privé : ou comment être à l’écoute des comportements et surveiller les tendances d’une population toujours plus ciblée. Ce qui pose la question des missions du service public et de l’appréhension des publics : publics assujettis aux normes et valeurs (intérêt général et attendu comportemental) ou relations clients (réponse à la demande d’un public consommateur) ?
 
L’impératif délibératif
 
A l’ère de l’impératif délibératif (Blondiaux, Sintomer, 2002) ou de la valorisation constante du débat public, il s’agira de repenser les processus de l’influence, d’établir une vision critique du positionnement des praticiens. Les professionnels de la communication publique sont aujourd’hui pris entre l’héritage d’une logique de communication unilatérale, exclusive et non négociable avec l’émetteur, et la prise de conscience de la nécessité de nourrir cette communication verticale d’expériences de communication de type horizontale et de nature inclusive. Et ce, afin de répondre au paradigme délibératif comme « nouvel esprit » (au sens de Boltanski, Chiapello, 1999) de l’action publique et de la démocratie (Blondiaux, 2008) et de tenir compte des nouveaux types de publics résistants et critiques ayant repris le pouvoir face aux émetteurs. La réflexion pourra porter sur les mutations en termes de métiers et de compétences que ces nouvelles pratiques provoquent.
 
La transformation des modes de gestion interne
 
La communication interne est une préoccupation relativement récente, notamment dans les collectivités territoriales. Les changements concernant les personnels sont pourtant très nombreux dans les domaines budgétaire et des ressources humaines et ce, dans un contexte de réforme des collectivités (la loi du 16 décembre 2010). On pourra analyser, d’une part, l’évolution des objectifs mais aussi des dispositifs et outils proposés par les services de communication interne pour accompagner ces transformations ; d’autre part, la communication du changement (Giroux, 2011) visant l’appropriation d’une culture de la performance et de l’évaluation et la mobilisation des salariés, au service des usagers (citoyens, clients ?), dans le cadre du nouveau management public. Les conséquences sur les métiers des communicants seront ici également étudiées.

 
 
Les propositions de communication seront envoyées dans le même mail à :

Annick MONSEIGNE :
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Geneviève GUILHAUME :
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Au plus tard le 15 décembre 2011.
 
 
CALENDRIER
Date limite de remise des propositions selon les consignes de rédaction (à télécharger ci-dessous) : 15 déc. 2011
Sélection des propositions : 30 janvier 2012
Remise de l’article intégral : 30 mars 2012
Evaluation par le comité de lecture : 30 avril 2012
Retour des articles définitifs : 15 mai 2012
Publication de la Revue : Fin 2012
 
Téléchargements
Consignes de rédaction (fichier Word) Cliquez ici pour télécharger ce fichier
Appel à contributions (fichier Word) Cliquez ici pour télécharger ce fichier
 
La revue Communication & Organisation est publiée par l'Axe 2 (Communication, Organisations & Sociétés) du MICA.
 

Revue Communication & Organisation n°43 : appel à publication

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APPEL A PUBLICATION
COMMUNICATION & ORGANISATION n°43
 
La communication, dimension oubliée

de l’intelligence économique
Dossier coordonné par Nicolas MOINET et Thierry LIBAERT
 
L’intelligence économique est une habileté à comprendre finement et globalement un environnement complexe et à prendre la bonne décision. Maîtrise de l’interaction, elle pose la question de l’action collective ou action organisée dans l’optique du couple information/action dont la clé se trouve dans la génération de connaissances actionnables.

Transposition du terme anglo-saxon competitive intelligence, l’intelligence économique est officiellement née en France au début des années 90. Mais si l’ère des pionniers est bien terminée, tout indique que l’intelligence économique n’a pas encore atteint sa maturité. Maturité professionnelle mais aussi, et surtout, maturité intellectuelle ou académique. Car les errements théoriques expliquent en grande partie les défaillances pratiques. L’intelligence économique s’inscrit scientifiquement et pragmatiquement dans les sciences humaines et sociales. Née en dehors du cadre académique, elle s’y est néanmoins développée dans une logique de marginalité au carrefour de plusieurs disciplines : le couple sciences de gestion / sciences de l’information et de la communication pour le cœur mais aussi les sciences économiques, politiques, juridiques pour la périphérie et (bien que cela reste encore embryonnaire) la psychologie sociale ou la sociologie.

Estimant que l’intelligence économique est encore à la recherche de ses fondamentaux et notamment de ses concepts opératoires (lien fort entre théorie et pratique), sa maturité implique le passage de l’information dite stratégique à la connaissance, du "savoir pour agir" au "connaître est agir". Une évolution qui demande de mieux comprendre et d’intégrer pleinement l’aspect communicationnel d’une intelligence économique trop souvent limitée à la gestion de l’information, fût-elle qualifiée de stratégique, ou à une vision restreinte voire caricaturale du renseignement. Cette problématique est, selon nous, au cœur de l’intelligence économique qui n’est pas réductible à un ensemble d’outils ou de méthodes mais doit être également comprise comme une politique publique, un mode de pensée et même une culture.

Évoquée bien sûr, effleurée sans doute mais rarement intégrée aux réflexions et pratiques de l’intelligence économique, la communication est le parent pauvre des pratiques d’intelligence économique et l’analyse communicationnelle apparaît comme la grande absente des recherches sur la question. Loin de la communication-commande, il s’agit pourtant bien de favoriser la communication-participation, la réponse se trouvant alors dans la notion fondamentale d’émergence : l’intelligence (c’est-à-dire la compréhension et la connaissance) qui émerge de l’organisation ne peut faire-émerger que si les individus font fonctionner les boucles récursives information, organisation et en particulier communication. D’autant que (ré)introduire l’analyse des processus communicationnels dans l’étude des démarches d’intelligence économique nous entraîne nécessairement à distinguer l’information et la connaissance. Une distinction aussi essentielle qu’insuffisamment développée.
Ce numéro 43 de la Revue Communication & Organisation veut donc combler cette lacune et donner toute sa place aux analyses et retours d’expériences sur toutes les dimensions de l’intelligence économique (veille, management des connaissances, influence, sécurité) dès lors qu’elles insistent sur les aspects communicationnels. Autrement dit, les questions de communication pourront aussi bien concerner la démarche d’intelligence économique dans sa globalité que dans une seule de ses dimensions. De même, le dossier s’intéressera également à toutes les dimensions de la communication organisationnelle susceptibles de rencontrer celles de l’Intelligence économique, comme la communication de crise, la communication d’acceptabilité ou la communication d’influence (Affaires publiques).
 
 
Les propositions au format Word doivent être transmises à :
Nicolas MOINET : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Thierry LIBAERT : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

CALENDRIER :
Remise des articles intégraux : 15 septembre 2012
Résultats de l’évaluation des articles : 15 novembre 2012
Retour des articles définitifs :
15 décembre 2012
Publication de la Revue :
juin 2013

CONSIGNES
DE REDACTION
(PDF)
 
 
Pour se procurer les numéros 1 à 39 de la revue :
Contacter Hélène MICHAUD aux PRESSES UNIVERSITAIRES DE BORDEAUX
Bâtiment F - Esplanade des Antilles - Domaine universitaire - 33607 Pessac
Tél. : 05 57 12 47 21 -  Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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MICA >  MEDIATIONINFORMATIONCOMMUNICATIONART
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